Criminalité grandissante à Bujumbura

4 morts et 9 blessées. C'est le bilan de ce mercredi soir et jeudi au
sud de Bujumbura et au nord. La police n’a pas encore identifié les
auteurs.

Gisant sur le sol devant l'entrée de sa parcelle, une voiture blanche de marque Corolla devant le portail, Hakizimana A. a été tué par balles, vers 11 h 30 jeudi. C'est un retraité, ancien employé de la Banque de la République du Burundi et habitait le quartier Kinindo en zone urbaine de Muha au sud de Bujumbura. « Des criminels l'ont intercepté et l'ont dépouillé de tout son argent dont on ignore la somme, » précise le porte-parole de la police nationale. Désolation dans sa famille qui indique que c'était un homme paisible, sans histoire avec son entourage.
 
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Dans cette partie de la capitale en zone Musaga où deux personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi, 8 autres ont été blessées par grenade. L'explosif a été lancé vers 22 h TU par des gens non identifiée sur le parking des véhicules de transport en commun allant vers le sud du Burundi. Toutefois, Moise Nkurunziza porte-parole adjoint de la police nationale souligne que c'est suite à un conflit de gestion de ce parking. La nuit du 14 juin a été la dernière pour Ndayisenga David, habitant du quartier Kavumu de la zone urbaine de Kamenge, au nord de Bujumbura. Il a été touché par 4 balles tirées par la police, affirme le porte-parole adjoint de la police. Il fait savoir que le défunt venait de voler 22 caisses pleines de bière, vers 4 h du matin. A bord d'un véhicule, Ndayisenga n'a pas voulu s'arrêter raison pour laquelle la police a tiré, renchérit Nkurunziza.

Une zone perturbée constamment
La zone de Musaga au sud de Bujumbura connait ces jours une insécurité grandissante. Dans la nuit de mardi à mercredi, deux personnes ont été grièvement à la machette. Le père de famille Ngandakumana Jean rentrait chez lui aux environs de 19 h, heure locale lorsqu'un groupe d'hommes l'a attaqué lui et un de ses employés. Sa femme stupéfaite fait savoir que ces hommes avaient des torches à la main, elle-même a failli être tuée.
De son coté, Antoine Rumenyetso chef de zone Musaga parle de bandits. Un groupe d'hommes a fait parler de lui pendant des mois. Grâce à la collaboration de la population, ces groupes ont été éradiqués.

Maintenant que ce phénomène refait surface, il appelle les habitants à redoubler de vigilance pour traquer « ces ennemis de la nation ». Il ajoute aussi que le manque de courant électrique qui s'observe particulièrement dans la zone peut en partie expliquer la résurgence de ces actes. Cela fait moins d'un mois que trois jeunes hommes membres du parti au pouvoir à Bujumbura ont été tués par grenade en zone Gikoto de la même zone. Un acte criminel suivi par de nombreuses arrestations et fermetures de petits restaurants et boutiques. Une semaine après, les restaurants ont été rouverts suite à une réunion de sécurité.