Cameroun: Ahmed Abba, le correspondant de RFI risque désormais la perpétuité

Blanchi de l’accusation d’apologie du terrorisme jeudi au tribunal militaire de Yaoundé, le correspondant de RFI, Ahmed Abba, risque toujours la prison à vie.

Trois heures, c'est le temps qu'auront mis les délibérations, dans cette autre audience sur l'affaire Ahmed Abba correspondant haoussa de Radio France internationale au Cameroun. Le prévenu sera finalement fixé sur son sort le lundi 24 avril prochain date à laquelle a été renvoyé le verdict.

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Pour le reste, lors de l'audience de jeudi, Ahmed Abba a été reconnu coupable de deux chefs d'accusation sur les trois qui pesaient contre lui. Il s'agit de la non-dénonciation de terrorisme et blanchiment du produit d'un acte terroriste. Le commissariat du gouvernement et son substitut ont appelé à la condamnation à vie du prévenu, malgré son blanchiment sur les faits d'apologie de terrorisme pour lesquelles il était également poursuivi.

Circonstances atténuantes

Les avocats de la défense qui ont insisté sur le fait qu'il n'existe aucune preuve contre Ahmeb Abba, aucune preuve pouvant alimenter l'accusation de blanchiment ont réclamé l'acquittement du journaliste, avant de finalement plaidé des circonstances atténuantes. Ahmed Abba n'a jamais fait l'objet d'une interpellation ni d'une condamnation a rappelé sa défense.

La dernière audience dans le cadre de cette affaire avait eu lieu le 6 avril dernier au tribunal militaire de Yaoundé. Le parquet avait alors requis la peine de mort contre lui. Le correspondant de RFI est détenu depuis juillet 2015.